Forte chute de la production aurifère au Mali
- Minière Africaine
- 2 oct. 2025
- 1 min de lecture
La production industrielle d’or du Mali a chuté de 32 % sur un an, atteignant 26,2 tonnes fin août, selon un document du ministère des Mines cité par Reuters. Ce volume est également 22,5 % inférieur aux prévisions gouvernementales (33,8 tonnes).
Un responsable du ministère a indiqué que l’objectif annuel de 54,7 tonnes ne pourra pas être atteint, principalement en raison de la suspension prolongée des opérations de Barrick Mining.
En 2024 déjà, la production industrielle avait reculé de 23 %, baisse attribuée aux tensions entre le gouvernement et les compagnies minières internationales.
Le complexe Loulo-Gounkoto de Barrick (578 000 onces produites en 2024) a été à l’arrêt de janvier à juillet 2025 à cause d’un différend fiscal et d’un nouveau code minier imposé par la junte. Les activités ont repris en juillet sous l’administration d’un représentant gouvernemental, mais ne tournent encore qu’à 25 % de la capacité normale. Barrick estime qu’il faudra au moins quatre mois pour revenir à des niveaux habituels, en raison du manque de pièces de rechange.
Bien que Barrick ait retiré Loulo-Gounkoto de ses prévisions de production 2025, le ministère malien prévoit encore une contribution de 17,5 tonnes de cette mine.
Outre Barrick, d’autres opérateurs actifs au Mali incluent B2Gold, Resolute Mining, Allied Gold et Endeavour Mining. L’incertitude réglementaire et la volonté du gouvernement de privilégier une approche de nationalisme des ressources — en se tournant davantage vers les intérêts russes au détriment des investisseurs occidentaux — continuent de peser sur l’investissement et la production aurifère.



